Prenez un hamac 2 places. Mettez-le dans une jolie pièce pas finie mais avec une belle charpente. Montez dans le hamac avec votre fille de cinq ans. Balancez-vous doucement en regardant votre charpente et en écoutant distraitement le babil de votre fille. Dégustez bien chaud. Dites-m'en des nouvelles.
L'idée de départ avait tout pour me séduire : que serait-il arrivé si Hitler avait été reçu et non recalé à l'Ecole des beaux-arts de Vienne le 8 octobre 1908 ? D'autant que l'auteur se paie le luxe de développer les deux scénarii en parallèle. Mais je n'ai pas cru à celui que Schmitt a imaginé, je m'y suis même un peu ennuyée. Et pourtant, de l'imagination il en a, et l'angélisme n'est pas son fort. Vous voyez où je veux en venir ? Et si le scénario diabolique, celui qu'on connaît, n'avait pas de pendant positif ? Ne serions-nous que des vautours incapables de se délecter d'autre chose que de mort et de souffrance ? Allez, je vais aller relire un Bobin.
Ben voilà. Après avoir longtemps préféré ne pas savoir, après avoir attendu qu'une copine me mette le nez sur le sien (qui vaut le coup, d'ailleurs, je vous le conseille : Ouèbe de plakkar), je me décide. Je fais un blog. J'ai envie d'y mettre les petits articles que j'écris toujours après avoir lu un bouquin. Je lis pas mal, je suis assez difficile, j'ai arrêté de finir les bouquins qui ne me plaisent pas. Full of love, de Richard Morgiève, je le lirai peut-être quand je serai très vieille, ou très bourrée, ou dans une autre vie. Ou pas du tout. Il ne m'en voudra pas. J'ai lu une page et demi et j'ai eu l'impression d'être dans une canalisation bouchée. Je manquais d'air. Mais il y en trop d'autres, de magnifiques, à lire tout de suite. Tout à l'heure, après avoir fini cet article introductif un peu pompeux, mais inauguration oblige (oui, oui, il y a aussi des petits fours et de la vulnéraire de Philippe Durand, si vous ne savez pas ce que c'est, allez faire un tour à l'Herbier de la Clappe), je vais commencer La Part de l'autre, d'Eric-Emmanuel Schmitt. J'ai déjà lu Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Milarepa, Oscar et la dame rose, et à chaque fois j'ai eu l'impression d'avoir souri d'un bout à l'autre. Intelligence et tendresse à chaque page. Je vous en parlerai demain. Peut-être. Bonne nuit ! Non, ce soir c'est pas moi qui lis l'histoire, c'est votre papa. Chacun son tour.
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