Mardi 22 août 2006

Oui, c'est long, trois semaines. Surtout quand la vie, l'amour et la mort s'y télescopent avec fracas, rivalisant d'intensité pour vous offrir un feu d'artifice émotionnel.
La pinède, c'était chez Annie. Avec qui j'aimais bien rigoler, manger du confit et boire du Côtes de Saint Mont. Dont j'aimais les théories fumeuses, qui avaient le mérite de proposer une alternative à mon rationalisme vacillant, et qu'elle avait souvent le bon goût de ruiner par une pirouette d'autodérision.
Annie aimait la bonne bouffe, l'amour, les gens et moi. Bien sûr que je fais partie des gens, mais j'ai besoin d'écrire qu'elle m'aimait, moi. Comme je l'aimais, elle. Après le coup de fil de son mari m'annonçant sa mort, après l'arrivée des larmes, c'est cette pensée qui tournait en boucle dans ma tête : je l'aimais beaucoup.
Elle a mangé son dernier foie gras, poêlé aux raisins par son frère, le samedi 7 juillet. Avec sa cousine Amalita, elle a commenté en espagnol de vieux albums de photos, pendant que le petit Diego m'apprenait à agarrar los saltamontes. Puis elle a eu très mal au ventre. Elle croyait avoir abusé du foie gras, c'était son crabe qui reprenait l'avantage.

Elle repose sous le sable de Maillères, sous une tonne de fleurs oranges et mauves et sous les discours vivants et dignes des ses trois enfants et de son mari. Je l'aimais beaucoup.

par JACOTTE publié dans : PAS BON
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Samedi 29 juillet 2006
Pas de Jacotte pendant 3 semaines.
Il se peut que cela ne fasse pas une grande différence avec le droit à la paresse que je fais valoir de temps à autre, mais je tenais à le dire quand même.
Vous allez me manquer, je vais vous manquer, nous allons donc nous manquer mutuellement.
La bonne nouvelle, c'est que le manque nourrit le désir.
Alors qu'est-ce qu'on va aimer se retrouver !
Bonnes vacances, bises à tous et n'oubliez pas de vous hydrater.
par JACOTTE publié dans : ECRIRE
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Jeudi 20 juillet 2006

Dans le train qui me ramenait de la pinède, jeudi dernier, j’ai eu l’honneur de voyager avec Madame Casse-Couilles. Il y en a généralement une par voiture, j'y ai eu droit. Vous l’entendez déjà, j’en suis sûre :

A la dame déjà allongée sur sa couchette « bas » : « S’il vous plaît, Madame, vous voulez bien changer de couchette avec moi ? Là-haut je vais avoir la tête qui tourne… ».

A l’aimable et costaude jeune fille qui lui a déjà hissé ses bagages au-dessus de la porte, aurait volontiers échangé sa couchette si elle n’avait une « milieu » et lui propose (véridique) de lui faire son lit : « Non, merci, je ne vais pas faire mon lit, de toute façon je ne dormirai pas. » Il est quand même 9 heures du soir et elle arrive à Genève dans 12 heures.

A l’aimable jeune fille (la même, elle ne va plus la lâcher) qui revient du cabinet de toilette, alors que tout le monde est couché, lumière éteinte : « Mademoiselle, pouvez-vous me dire où se trouvent les toilettes ? Il faudra probablement que j’y aille et je ne sais pas de quel côté… » Elle n’y va pas tout de suite, ça lui gâcherait une occasion de déranger tout le monde. Pour l’instant elle déballe quand même son oreiller, parce qu’elle craint de faire du bruit en dormant sur le plastique et de nous déranger (sic). Et elle se couche à l’envers, naturellement. La tête à l’opposé du petit filet où on nous a obligemment préparé une bouteille d’eau et des boules quiès. Puis elle déballe sa couverture. Puis elle essaie d’attraper les boules quiès parce que la dame du « milieu » (l’autre) ronfle. Puis elle va aux toilettes. Mais elle n’en revient pas. Dans les toilettes, il y a un alien déguisé en contrôleur qui lui demande son billet et qui lui saute à la gorge pendant qu’elle le cherche dans sa gaine Playtex (elle ne fait confiance à personne). Elle râle comme un phacochère atteint de grippe aviaire, essaie de s’accrocher au porte-savon (tss) et tombe dans les toilettes. L’alien tire la chasse.

Maintenant que j’y pense, elle avait un petit air de Sigourney Weaver, la jeune fille costaude.

par JACOTTE publié dans : NEZ AU VENT
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Dimanche 16 juillet 2006
"Vous", c'est Impromptu, Clairon, Sardine et deux candidats ayant préféré concourir par e-mail. Ne sachant sous quel pseudo ils souhaitent apparaître, je préserve leur anonymat pour l'instant.
A vos agendas...
par JACOTTE publié dans : EXERCICES
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Dimanche 16 juillet 2006
Désolée, je vous ai lâchés un peu précipitamment. Le coup de l'orage, c'est vrai. Gros orage le 5 juillet, modem débranché. Des bagages à faire, aussi. Et plein de petites choses urgentes. Et pas de connexion internet au fond  de la pinède. Mais des chevreuils, des écureuils, une chouette asthmatique. J'ai beaucoup pensé à vous pendant ces 9 jours. C'est pas de l'animation, c'est pas un rideau de fumée, c'est VRAI !
Voici les deux dernières lettres de l'énigme : i - N.
Vous voilà donc avec G - i - M - A - L - R - E - L - i - N.
Ca y est ?
par JACOTTE publié dans : ECRIRE
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Mardi 4 juillet 2006
Allez, une petite séquence pour vous encourager :

REL
par JACOTTE publié dans : ECRIRE
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Lundi 3 juillet 2006
L

Ce qui nous fait donc, jusqu'à présent:
G - i - M - A - L
par JACOTTE publié dans : ECRIRE
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Lundi 3 juillet 2006
C'est mon anniversaire.
Lâchez-vous.
J'offre le champagne au plus beau compliment.
par JACOTTE publié dans : EXERCICES
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Samedi 1 juillet 2006
A
par JACOTTE publié dans : ECRIRE
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Jeudi 29 juin 2006
Pâte à gâteau au chocolat sur le pouce et tous les autres doigts, je crois.
Eskimo vanille-chocolat sur le banc devant la maison, pieds nus sur les cailloux encore chauds.
Reste de salade verte trop vinaigrée.
Camembert trop froid.
Quand j’étais petite, je voulais être diététicienne. Pas longtemps.
par JACOTTE publié dans : RECETTES
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