Jeudi 1 juin 2006 4 01 06 2006 14:11
L'histoire qui s'écrit toute seule, qui ne l'a pas un jour envisagée, même fugitivement ? Et bien elle existe, je l'ai rencontrée. Je l'ai même commencée. Et elle continue, toute seule, en ce moment-même. Pour observer ce phénomène EXTREMEMENT RARE, SANS TRUCAGE, c'est ici. Vous m'en direz des nouvelles.
Par JACOTTE - Publié dans : ECRIRE
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Lundi 29 mai 2006 1 29 05 2006 20:53
Je suis entré dans la 4ème dimension ?
On a glissé vers un monde parallèle ?
Jean-Paul II a inventé la Stratocaster ?
Ma grande soeur a acheté HIGHWAY TO HELL !!!!!!!!!
Et avec son argent en plus !
Je ne peux que te féliciter chaudement, tu viens de prendre possession du meilleur de Bon Scott.
C'est tout simplement l'album le plus abouti des australiens énervés.
Que du bon, et d'après tes premiers commentaires les effets bénéfiques ont déjà commencé...
Un anti-dépresseur de 13cm même pas remboursé par la sécu, en plus.
 
Trève de bêtises, merci pour ta carte et si t'as une photo des 4 visages devant le nouvel album, j'suis preneur.

C'était la réponse du
petit frère à mon article Nostalgie
J'ai pas de photo. Mais j'y pense.

Par JACOTTE - Publié dans : PLEIN LES OREILLES
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Lundi 29 mai 2006 1 29 05 2006 11:49


c'est aussi mon premier collier de perles de papier. Instant rare, étoiles dans les yeux, fierté d'une petite fille.
Par JACOTTE - Publié dans : MARMAILLE
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Dimanche 28 mai 2006 7 28 05 2006 20:53
Ca y est : j'ai sévi sur Coïtus Impromptus ! Fallait que ça commence et ça finisse par "un verre de cervoise tiède". Euh, non. Par "un bol de camomille empoisonnée". Non, spa ça non plus. Ah, oui : "deux doigts de Porto blanc légérement madérisé". Non. Je sais plus. Voyez vous-mêmes.


Une tasse de café bouillant sur une table en fer blanc. Devant la table, un homme qui pleure. Devant l’homme, partout, la mer.
Il a mal dormi. Il ne dormira plus. Il pose ses mains autour de la tasse. Il se brûle mais cette douleur n’est rien. Elle éloigne un peu l’autre, comme le bruit de la mer tient à distance les battements de son cœur presque mort.
Et puis ses mains s’habituent, s’engourdissent à la chaleur apprivoisée. L’odeur du café lui parvient alors, forte, terreuse. Il retire ses sandales et gratte le sable frais de ses pieds nus. Elle avait souvent ce geste, le matin, devant la mer. Son cœur se serre au souvenir de ses ongles grenat. Pourquoi cette couleur sur des pieds ? se demande-t-il.
Il boit le café refroidi, fait la grimace, jette la tasse par terre. C’est joli, ces carreaux bleus et blancs dans le sable sombre.
Il se lève, s’étire, met ses mains dans les poches de son pantalon de toile légère. Il va peut-être aller jusqu’au phare. Il se dit que ce soir ou demain, son souvenir le plus fort de cette journée sera une tasse de café bouillant.

Par JACOTTE - Publié dans : Coïtus Impromptus
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Vendredi 26 mai 2006 5 26 05 2006 09:49

Ces madeleines ont fait le tour du monde. Le tournoi 2006 de l'Anneau de vitesse, dans le sac à dos d'un basketteur survolté n'y allant QUE pour la rituelle bataille d'eau avec les entraîneurs. Pour des madeleines, c'est aussi éprouvant qu'un tour du monde. La preuve.
Par JACOTTE - Publié dans : MARMAILLE
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Jeudi 25 mai 2006 4 25 05 2006 16:41
Depuis que j'ai acheté ce disque, je n'en finis plus de faire des associations. Je viens d'en découvrir une aux harmonies en miroir : ACDC et les boules de gomme. En particulier les rouges, à la grenadine.
Par JACOTTE - Publié dans : PLEIN LES OREILLES
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Mercredi 24 mai 2006 3 24 05 2006 17:42

Les consignes d’un entraîneur de foot à ses joueurs juste avant les prolongations d’une finale européenne, entremêlées du récit de son histoire d’amour. En « ascète » du foot et du sentiment, il a poussé à l’extrême les grands principes qu’il croit seuls capables de mener à un jeu et à un amour « justes », au risque de tout perdre. Le style colle bien au monologue, longues phrases très peu ponctuées, vocabulaire recherché, répétitions régulières :

« Un jour l’un d’entre vous, il se reconnaîtra et je m’excuse auprès de lui de divulguer même anonymement cette anecdote, l’un d’entre vous m’a dit au téléphone que sa récente baisse de régime, à l’époque nous piétinions en milieu de classement, était à mettre sur le compte de soucis personnels, soucis personnels c’étaient ses termes, moi j’ai fait semblant de rien, j’ai dit tes chaussures te font mal ? tes crampons sont mal réglés ?, il a dit je veux parler de problèmes vraiment personnels, j’ai dit pour un joueur de football je ne vois rien de plus intime que ses chaussures, il a dit il s’agit de soucis familiaux pour tout vous dire, j’ai dit j’ignorais qu’il y eût un membre de ta famille dans l’équipe, il a dit qui a parlé de ça ? j’ai dit alors je ne vois pas de quoi tu me parles, je ne vois rien, je ne vois ni mère malade ni père brouillé ni épouse malaimante, je ne vois qu’un rectangle semé d’herbe, à peu près cent mètres de long et soixante-dix de large, compliqué de lignes droites ou courbes variablement nécessaires au jeu, flanqué de deux buts aux deux extrémités de sa longueur et à mi-largeur, le jeu a lieu ici, pas ailleurs, d’aucuns ont récemment osé une transhumance vers les plages mais ils ont des lunettes de soleil et ne voient pas juste et… » (extrait page 33)

Par JACOTTE - Publié dans : BOUQUINS
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Mardi 23 mai 2006 2 23 05 2006 18:21
Je peux vous dire que pour le repassage, c'est miraculeux. Au niveau de l'énergie. Au niveau du résultat, c'est... innovant. Essayez.
Par JACOTTE - Publié dans : PLEIN LES OREILLES
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Mardi 23 mai 2006 2 23 05 2006 17:05
Je l'ai acheté. Aujourd'hui. Moi. Il y a des jours où... ce n'est pas que je ne m'épouserais pas, c'est que si je m'étais déjà épousée, je ne serais pas sûre d'avoir fait le bon choix. Voilà, c'est ça. Je ne l'ai pas encore mis sur la platine. Je ne sais pas comment je vais gérer les quatre paires d'yeux incrédules, voire inquiets, braqués sur moi, quand je vais le faire. Déjà, le photographier au milieu de mes corbeilles d'argent, c'était limite. Je vais peut-être faire comme si j'avais mis Brassens ou Barbara. Y a pas de raison. Je ne vais tout de même pas attraper un balai et le casser sur la table. Si? Vous me conseillez ça? Franchement, je vous aime bien, mais je ne pense pas que je vous épouserais.
Par JACOTTE - Publié dans : PLEIN LES OREILLES
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Mardi 23 mai 2006 2 23 05 2006 08:27

Les premiers jours d’un deuil, entre le moment où la narratrice apprend la mort de son compagnon et son enterrement. Ecrits dans la langue simple, sans détours, de Brigitte Giraud, que d’aucuns qualifient de sèche, impersonnelle, mais dont l’émotion est pourtant présente à chaque page. C’est tellement bien écrit qu’on voudrait que ce ne soit pas vrai, malgré l’évidence de l’autobiographie (dédicace de Nico, un roman lui aussi signé de l’auteure). Extrait, page 42 :

« On est le plus souvent surpris que je rappelle, un peu gêné. Un courrier aurait fait l’affaire. La voix à l’autre bout n’est parfois rien d’autre qu’une voix – pas de visage, pas de décor. Le plus souvent, le timbre est grave, de circonstance, alors que ma voix n’est pas du tout dans le ton, je le sens bien. Ma voix est extérieure à moi, elle se fraie un chemin sans détour, elle énonce les faits, elle dit la stupeur, la violence de l’événement, sans lamentations. Ma voix contrôle ce que je ne contrôle plus, elle est sereine, sage, ne veut pas inquiéter. Je la déteste. »
Par JACOTTE - Publié dans : BOUQUINS
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