Dimanche 13 janvier 2008
J'aime bien écouter de la musique en cuisinant parce que ça stimule ma créativité.
Ce soir j'ai écrit LOVE sur ma pizza. Avec des anchois. Il y avait exactement le nombre nécessaire d'anchois dans la boîte pour écrire LOVE.
C'est grâce à Springsteen et Pete Seeger.

par JACOTTE publié dans : RECETTES
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Mercredi 27 septembre 2006
Ingrédients :
- un rendez-vous chez l'orthodontiste à 18h45
- un fils au doux sourire, pour le rendez-vous
- une jolie chanson sur le lecteur de la voiture
- une petite phrase qui trotte dans la tête ; la mienne ce soir, c'était : "à part leur faire bouffer leur casquette"

Partir à l'heure au rendez-vous. Au besoin, mettre une personne attentionnée à contribution pour vous rappeler l'heure. Laisser la petite phrase tourner dans votre tête. Ne pas retenir le sourire qu'elle fait naître à chaque passage. Déguster à petites gorgées.

Vous avez un quart d'heure pour me pondre une variante.
par JACOTTE publié dans : RECETTES
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Jeudi 29 juin 2006
Pâte à gâteau au chocolat sur le pouce et tous les autres doigts, je crois.
Eskimo vanille-chocolat sur le banc devant la maison, pieds nus sur les cailloux encore chauds.
Reste de salade verte trop vinaigrée.
Camembert trop froid.
Quand j’étais petite, je voulais être diététicienne. Pas longtemps.
par JACOTTE publié dans : RECETTES
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Lundi 26 juin 2006
Au risque de me répéter, je tiens à rappeler ici combien certain album, déjà évoqué dans ces colonnes, est un précieux adjuvant à l'étalement de l'enduit.
Attention, le moment est très important : l'idéal est d'attaquer vers cinq heures du soir, après une bonne journée de travail, claquemuré(e) dans un bureau, un atelier ou une cave d'affinage, alors qu'il fait dehors un temps à se baguenauder dans les petits chemins forestiers.
Après avoir glissé la magique galette dans le lecteur, hissez-vous sur un tabouret (obligé, au sol ça le fait pas) muni(e) de votre bassine d'enduit. Aux premiers accords, une frénésie soudaine s'empare de vos jambes sur toute leur longueur (même Adriana, oui), jusqu'au bassin voire plus haut. Mais les jambes qui vont jusqu'aux aisselles, c'est plus rare, même chez les tops ('toute façon les tops font pas d'enduit, ou alors on m'a menti). Cette frénésie est normale, n'essayez pas de la contrôler. Etalez votre enduit comme si de rien n'était. Sauf que de rien n'est pas. Loin s'en faut. Vous êtes la majeure partie du temps sur une seule jambe, l'autre battant une mesure d'enfer digne des pogos de ma première année de maternelle. Rien à voir avec un défilé de mode, mais je vous l'ai dit : entre top et enduit, faut choisir.
On dira ce qu'on voudra, mais l'enduit étalé avec cette méthode, ça vous a quand même une autre gueule. Bordel.
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Mercredi 26 avril 2006
Casserole d’eau, sel, trois gouttes d’huile d’olive.
Faire chauffer l’eau, sortir un paquet de coquillettes.
En attendant que l’eau bouille, chanter « J’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien… » en claquant des doigts et en pointant alternativement pied droit et pied gauche.
Sourire imperceptiblement de l’air mi-inquiet, mi-incrédule de l’enfant qui passe par là. Lui couper une tranche de pain pour tromper sa faim et lui assurer que les coquillettes sont meilleures si on a chanté « J’ai la mémoire qui flanche » dans la cuisine.
Quand l’eau bout, à la fin du troisième couplet, suivre scrupuleusement les indications de l’emballage de coquillettes.
Déguster les coquillettes, qui auront un petit goût de pomme et de fenouil.
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Mercredi 29 mars 2006
Souvent, pour s'amputer, les homicides d'équilibriste
Prémunissent des albinos, vaseux oignons des ményanthes,
Qui sulfatent, indubitables commutateurs de voyelle,
Le nazillon glosant sur les goujons amènes.

C'est facile ! Vous prenez quelques vers célèbres, vous remplacez chaque mot par un autre piqué sur la même page du dictionnaire, et voilà. Vous l'avez reconnu ? Pauvre Charles. Ça lui apprendra à être de mauvaise foi avec les Belges.
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Jeudi 9 mars 2006
Devant chez moi il y a un vieux lavoir. Oui, un vrai, avec la source, le bassin et la planche pour frapper le linge en cadence. Et un joli toit par-dessus, pour avoir les mains dans l'eau glacée mais la tête à l'abri. Le lavoir est flanqué d'un réverbère, on y voit donc comme en plein jour nuit et jour. C'est un endroit charmant, dans lequel les enfants aiment patauger, les chiens s'abreuver et la caravane passer (plus rarement). C'est aussi le point de ralliement d'une population que j'aimerais trouver sympathique, mais que je commence à parer d'adjectifs très différents de "radieux" (cf. article d'hier). Vous me voyez venir, ils sont en bandes de 2 à 6, leurs têtes sont coiffées de casquettes, leur fesses de véhicules à deux roues et leurs mains prolongées d'emballages en carton contenant 6 à 24 bouteilles de 20 cl d'un liquide fermenté et effervescent qui n'a rien de radieux lui non plus. Tout cela ne serait pas très grave s'il ne laissaient systématiquement sur place, j'entends dans le bassin, tous les reliefs de leurs indigentes agapes. Vous me connaissez, je crèverais sur place plutôt que de reconnaître que je DETESTE les ados (ce qui me mettrait dans une position assez inconfortable d'ici un an ou deux) et je suis d'un naturel plutôt conciliant. Qui plus est, je crois en l'Homme (un peu plus en la Femme mais ça n'est d'aucun secours en l'occurrence) et en l'infini pouvoir du dialogue. Je suis donc allée régulièrement à la rencontre de ces groupes d'Hommes en devenir (ça fait peur) pour leur révéler avec ménagement la véritable nature du lieu (que l'abus d'un breuvage non radieux pourrait conduire à confondre avec une poubelle, si si) , et reconnaître officiellement leur droit d'y assouvir leur instinct grégaire à condition de le laisser dans l'état etc. Croyez-moi si vous voulez, ça n'a servi à rien. Ce soir j'ai ramassé dans le bassin une bouteille de tequila, quatre ou cinq canettes, une grande bouteille de soda et un grand sac Lidl pour contenir le tout. J'ai laissé les mégots. Je ne vous ai pas demandé grand chose, jusqu'à présent. Un petit commentaire de temps en temps et ma journée est tout ensoleillée. Mais là, j'ai besoin d'un truc. Vous feriez quoi, vous, à ma place ?
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Dimanche 26 février 2006
La bande file à droite. "Il faut équilibrer", assène tranquillement le propriétaire de la ponceuse. Depuis le temps que je le connais, je devrais savoir que je n'en saurai plus qu'au prix d'une autre question. "Tu peux me le faire ?" c'est plus qu'une question, je le vois bien dans l'oeil bleu très foncé du bricoleur averti mais qui avait d'autres projets. Je nuance donc : "enfin, tu peux me montrer ?"
Là, ça va, il montre. Un quart de tour de molette dans un sens, un petit dixième dans l'autre, la bande tourne bruyamment mais dans le droit chemin.
On a tort d'opposer les compétences en communication et en mécanique, non ?
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Jeudi 23 février 2006
Je sais récupérer la motte qui tombe du plafond, d'un geste rapide et précis de la bassine, qui la recueille avec un "flop" satisfait. Cela me procure une grande sérénité. Je travaille à la détermination de l'angle du cou qui me permettra de soustraire mes yeux à la trajectoire des mottes sans pour autant ouvrir la voie au torticolis.
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Mercredi 22 février 2006

Ingrédients :  

  • Enduit de rebouchage : 2,5 doses
  • Eau : 1 dose
  • Inexpérience : à volonté

 

Matériel :

  • Couteau à enduire
  • Escabeau
  • Lecteur CD
  • « Quelqu'un m'a dit » (Carla Bruni)

 

Versez l'enduit dans l'eau, touillez. Appliquez l'enduit comme il est précisé dans tous les manuels de bricolage. Saluez chaque projection d'une motte d'enduit vers le sol, les murs ou le plafond d'un sourire et d'une courte révérence. Evitez de jurer, ça accélère la prise de l'enduit. Evaluez régulièrement votre travail par rapport à vos références techniques ou imaginaires, selon le degré d'inexpérience mis en oeuvre.

Quoi qu'il arrive et quelle que soit la facture de l'escabeau, ne cédez pas au pouvoir du tréma de « Raphaël ». Limitez-vous à quelques déhanchements sans décoller les pieds (ce qui est plus facile si vous avez marché dans une motte).

Quand le couteau ne peut plus attraper l'enduit au fond du récipient circulaire (les pros utilisent une auge rectangulaire), ramassez toute la motte avec la main et collez-la dans le trou le plus informe du chantier. A cette seconde uniquement, imaginez la tête du plâtrier de votre connaissance et félicitez-le de n'être pas présent. Si vous ne connaissez pas de plâtrier, un copain bon bricoleur peut faire l'affaire.

Cessez de rigoler en pensant maintenant à l'opération de ponçage qui suit.

par JACOTTE publié dans : RECETTES
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